Reseña de Les valises en Babelio

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“C’est noir et c’est picaresque, c’est cocasse et terriblement violent, cynique et acide. C’est tragi-comique, fluide, palpitant / Cómica y terriblemente violenta, cínica y ácida. Tragicómica, fluida, palpitante”

Reseña de Les valises (Los maletines), publicada en Babelio en francés. Escrita por Sylvie para su blog Voyages au fil des pages. La novela de Juan Carlos Méndez Guédez fue publicada en Francia por Métailié.

Extracto en español:

Es una novela negra, picaresca. Cómica y terriblemente violenta, cínica y ácida. Tragicómica, fluida, palpitante. Una pintura realista de la vida política y cotidiana en Caracas, un inverosímil caos en medio del cual las personas ordinarias intentan no ser asesinadas. Entre ellos, se nos ofrece dos personajes embaucadores, entrañables y asombrosos, embarcados en una intriga burlesca y peligrosa, pero que no pierde el norte y tampoco el sentido de la amistad y de la familia.
Versión completa en francés:

Caracas, au début des années 2010, c’est un fétide relent d’enfer sur terre. Violence et délinquance en tous genres, enlèvements et assassinats en pleine rue, attentats à la bombe, demandes de rançon et tortures à tire-larigot, groupes paramilitaires et trafiquants à chaque trottoir, pénuries d’à peu près tous les biens de première nécessité (y compris l’électricité). Tout cela sous le règne du « comandante » bolivariano-communiste (lire : Hugo Chávez, dont le nom n’est jamais cité), appuyé par le grand frère cubain et ses espions, et dont le système de gouvernement est pourri jusqu’à la moelle par la corruption, et peut-être même infiltré par les mafias russe et chinoise. Viva la revolución !

Dans cette ambiance délétère, Donizetti, anti-héros par excellence, vivote avec son salaire de modeste fonctionnaire de l’agence de presse gouvernementale. Divorcé, il est obligé de payer une pension alimentaire à son ex, qu’il déteste mais qui a la garde de leur fils. Remarié, il se doit aussi de faire vivre sa femme, qu’il adore, et la petite fille de celle-ci, qu’il adore tout autant, et qui le lui rend bien. Pour arrondir ses fins de mois, et, si possible, pour se faire bien voir de ses supérieurs, il a accepté de convoyer, de temps à autre, de mystérieuses valises aux quatre coins du monde. Que contiennent-elles, à qui sont-elles destinées, qui en est l’expéditeur, autant de questions qu’il vaut mieux ne pas poser, encaisser la prime suffit amplement à Donizetti. Mais un jour, l’une de ces missions échappe de peu au fiasco, et notre brave pigeon voyageur s’en prend plein la figure (au sens propre). Par hasard, le même jour, il retrouve Manuel, un ami d’enfance, homosexuel et fanatique de boxe, qui vient d’être exproprié de son chétif magasin de chaussures par le gouvernement, sans indemnité évidemment. C’en est trop pour nos deux compères un brin foireux, excédés de tant d’injustices et de violence gratuite. Ils élaborent un plan qui les mettra définitivement à l’abri du besoin et du danger, et qui prendra, tant qu’à faire, les corrompus à leurs propres magouilles.

C’est noir et c’est picaresque, c’est cocasse et terriblement violent, cynique et acide. C’est tragi-comique, fluide, palpitant. N’en jetons plus, c’est excellent, ni plus ni moins. Nous avons droit à une peinture réaliste de la vie politique et quotidienne à Caracas au début de la décennie (19 000 morts au Venezuela en 2011, la grande majorité par arme à feu, ça vous donne une idée du niveau de criminalité), un invraisemblable chaos au milieu duquel les gens ordinaires essaient de ne pas se faire tuer. Parmi eux, on nous offre deux personnages attachants, gaffeurs géniaux embarqués dans une intrigue aussi burlesque que dangereuse, mais qui ne perdent pas le nord, et pas non plus le sens de l’amitié et de la famille. Ouf, il reste encore un peu de douceur à glaner entre les tirs croisés…

Mon avis ne vous aura sans doute pas donné envie de faire vos bagages pour Caracas, mais j’espère qu’il vous fera ouvrir « Les Valises »…

 

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