Nueva reseña francesa de “Les valises”

Una nueva reseña de Les valises (Éditions Métailié, 2018) fue publicada en el sitio web   Froggy’s delight.

“…un libro gracioso y trágico, magníficamente escrito” Jean-Louis Zuccolini

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Compartimos el texto original:

Direction l’Amérique du Sud, plus précisément le Venezuela avec le dernier livre de Juan Carlos Méndez Guédez publié aux éditions Métailié. Résidant à Madrid, docteur en littérature à l’université de Salamanque, Méndez Guédez est un auteur prolifique et reconnu qui a écrit de nombreux romans et recueils de nouvelles.

De mon côté, Les valises est le premier livre que je lis de cet auteur et je dois avouer qu’il se dégage de ce livre de grandes qualités littéraires. En mêlant politique et polar, l’auteur nous plonge dans le Venezuela de Chavez au travers de l’histoire d’une famille. Donizetti est un fonctionnaire ordinaire d’une quarantaine d’années qui subit la vie à cause de son ex-femme qui l’a plumé et d’un petit garçon qu’il ne voit pas souvent. Il travaille pour un journal mais il a aussi une autre activité qui est de convoyer pour une agence des valises vers l’Europe pour l’Etat vénézuélien sans trop savoir ce qu’elles financent. Un jour, après un convoi qui ne se passe pas comme prévu, il se retrouve kidnappé, interrogé avant d’être relâché dans un piteux état. Il retrouve alors un vieux copain, Manuel, homosexuel et grand amateur de boxe, qui vient d’être exproprié de son magasin de chaussures par le gouvernement vénézuélien. Dégoutés par ce qu’ils viennent de subir, ils décident tous les deux de mettre en place un projet diabolique pour se mettre à l’abri financièrement et physiquement tout en faisant tomber les corrompus et leurs magouilles.

Tout cela se passe sous le règne du “comandante” (on comprend bien qu’il s’agit de Chavez sans qu’il ne soit jamais cité) qui passe son temps à effectuer des allers-retours à Cuba pour se faire soigner, dans un pays où règnent la violence et la corruption. La ville de Caracas, dépeinte par l’auteur, n’a rien d’attirante car il y règne une violence qui gangrène les populations.

Il en de même pour le Venezuela qui apparaît sous la plume de l’auteur comme un pays qui délaisse ses populations, dans lequel les mafias règnent et où la corruption est reine (symbolisée par ces valises qui donnent le titre au livre). L’auteur nous décrit avec une précision clinique les différents maux de son pays : les pénuries qui touchent les populations d’un pays qui est l’un des plus gros producteurs de pétrole du monde, les enlèvements et les demandes de rançons qui sont monnaie courante et les homicides souvent liés à des règlements de compte qui font près de 20.000 morts par an.

Alors vous l’avez compris, pour que son livre ne se limite pas à un unique pamphlet contre l’Etat Vénézuélien, Juan Carlos Méndez Guédez a fait le choix de romancer le noir tableau qu’il dresse de son pays au travers de l’histoire de deux personnages drôles et attachants qui osent remettre en cause le système Chavez. L’auteur joue beaucoup sur l’humour de ses deux personnages pour dédramatiser un peu la critique sociale de son pays et les nombreux passages violents présents dans l’ouvrage. Le lecteur se retrouve alors embarqué dans un livre à la fois drôle et tragique, superbement écrit.

Les valises vous fera donc voyager dans l’une des villes considérées comme faisant partie des plus dangereuses dans le monde. Caracas se dévoile, au fur et à mesure de l’ouvrage, sans nous donner l’envie d’aller la visiter. Il nous donne l’envie, par contre, d’aller voir ses écrits précédents.

 

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